Abstract

Patients et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective de type analytique réalisée du 01 janvier 2015 au 31 décembre 2019 ; soit cinq ans.  Etaient inclus tous les patients ayant présenté un traumatisme crânien grave isolé avec un GCS inférieur ou égal à 8 après correction des fonctions vitales ainsi que ceux qui ont dégradé leur GCS dans les 24 heures. Les données ont été traitées et analysées par les logiciels SPSS 17 et Excel.

Résultats : Durant la période d’étude 160 cas ont été colligé ; L’âge moyen de nos patients était 38,7 ans avec des extrêmes allant de 18 ans à 75 ans, On note une prédominance de sexe masculin avec un sexe ration de 5,6. La majorité de nos patients n’avaient aucun antécédent (78,75%), les comorbidités étaient dominés par le diabète et l’hypertension artérielle. Les Accidents de la voie publique étaient la cause principale du traumatisme crânien grave avec une fréquence de 67,50% suivis par des chutes d’une hauteur avec réception sur le crâne (22,50%). Le GCS moyen de nos patients était de 6,15 avec des extrêmes allant de 3 à 8.   Tous les patients avaient eu recours à la ventilation mécanique, au cathétérisme central et au sondage vésical. L’antibioprophylaxie préalable avait été administrée chez 30,62% de nos patients, 41,25% de nos patients avaient été trachéotomisés durant leur séjour en réanimation. Durant leur séjour en réanimation, 97 (60,62%) de nos patients avaient présentés un ou plusieurs épisodes d’état septique (sepsis, sepsis sévère, choc septique). La localisation pulmonaire des états septiques était la plus fréquente (58,76%) suivie par la localisation systémique (15,46%), puis la méningites et Ventriculites (12,37%). Les germes isolés sont dominés par l’Acinetobacter Baumannii (42,96%) suivi de Klebsiella Pneumonia (16,40%) et le Pseudomonas aerugenosa (13,28%). La durée moyenne de séjour était de 28,25 jours avec des extrêmes allant de 5 à 102 jours. La durée de séjour chez le groupe infecté était nettement supérieure à celle du groupe non infecté ; la mortalité globale de nos patients était de 67,75%. Parmi les 97 patients ayant présentés un état septique 72 patients étaient décédés soit un taux de mortalité de 74,22%. Après une analyse analytique entre le groupe des patients ayant développés un état septique et le groupe des patients sans état septique, aucune difference significative n’avait été relevé en termes d’âge, en termes de sexe, en termes des comorbidités, en termes de lésions cérébrales entre les 2 groupes.    La durée moyenne de la ventilation mécanique est un facteur influençant les états septiques dans notre étude (P < 0,0001). La trachéotomie est considérée comme un facteur influençant les états septiques (P<0,02), L’antibiothérapie préalable constitue un facteur influençant les états septiques (P<0,009). La différence en termes de mortalité est significative entre les deux groupes, la survenue d’un état septique avait une influence significative sur la durée de séjour et la mortalité des traumatisés crâniens graves isolés (P = 0,003).

Conclusion : Les patients ayant une lésion traumatique cérébrale sont particulièrement susceptibles de contracter des infections et de développer un état septique, entraînant des lésions secondaires responsables de l’augmentation du taux de la morbimortalité. Les facteurs favorisants sont multiples, liés aux conditions géographiques, aux malades et aux gestes invasifs.

Keywords: Sepsis, Traumatisme crânien grave, Chu Hassan II.

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